Alors, toujours en pyjama et charentaises depuis le mois dernier, date de notre article sur le burn-out ? Vous avez pris une douche au moins ? les bigoudis, faudrait songer à les enlever là quand même, il y a des oiseaux qui vont nicher dedans si ça continue.

Bon alors, comme d'habitude depuis des mois, on prépare son paquet de kleenex (prenez-en même plusieurs, on vend des lots de 24, enfin je dis ça, je ne dis rien, je sais que vous êtes rôdés sur le sujet mais parfois, vous savez, les vannes s'ouvrent sans que l'on puisse les contrôler, et s'essuyer dans son tee shirt ou sur la manche de son peignoir, ça fait désordre et surtout ça colle !). On s'installe donc confortablement dans son canapé (ça ne va pas être compliqué puisque vous n'en êtes jamais sorti !) et on prend des notes (je conseille fortement le copier coller pour l'instant, je sens que vous n'êtes pas encore prêt pour utiliser un carnet et le stylo qui va avec !).

 

Nous avions vu dans le dernier article les causes possibles de votre BURN OUT et j'avais promis d'en dire un peu plus :

Le burn-out résulte le plus souvent de la combinaison de différents facteurs. Le burn-out est lié étroitement aux facteurs de travail et à l’environnement professionnel :

- L'environnement professionnel et les caractéristiques du travail en lui-même

-  Les caractéristiques individuelles qui prédisposeraient au burn-out

-  Le contexte de vie affectif et amical, la situation personnelle

L'environnement professionnel et les caractéristiques du travail en lui-même

 Le risque de burnout survient lorsque nous ressentons un écart trop important entre nos attentes, la représentation que nous nous faisons de notre métier et la réalité du travail au quotidien. Cette situation, qui nous épuise et nous vide émotionnellement, nous conduit à remettre en cause notre investissement initial. C'est une pathologie de l'engagement professionnel qui a été surinvesti (eh oui, vous êtes comme qui dirait malade !) et dont les symptômes sont :

- l'épuisement émotionnel ( sentiment de vide, indifférence affective)

- déshumanisation de la relation à l'autre, dépersonnalistion, cynisme, vision négative des autres et du travail

- non accomplissement personnel, sentiment de ne pas parvenir à répondre aux attentes de l'autre, dépréciation de soi.

La surcharge de travail, les responsabilités, le manque de reconnaissance,  les faibles récompenses, le manque d'équité, le manque de moyens, une mauvaise ambiance de travail parfois, la dégradation du climat social générant des incertitudes sur l'avenir ainsi que la charge émotionnelle inhérente à la profession d'infirmier sont des facteurs déclenchants du syndrome d'épuisement professionnel.

Les caractéristiques individuelles qui prédisposeraient au burn-out

Avoir des attentes élevées envers soi-même, un sens du devoir poussé, faire de son travail le centre de sa vie et s'oublier, être trop perfectionniste, avoir une conscience professionnelle élevée, ne pas savoir déléguer, manquer d'estime de soi ou avoir des difficultés à poser des limites, des difficultés à identifier sa souffrance, une tendance à l'anxiété, confondre performance au travail et valeurs personnelles, vivre dans un climat de compétition où l'on se surpasse  sont autant de facteurs qui prédisposeraient au burn-out.

 

Le contexte de vie affectif et amical, la situation personnelle

Une vie affective et familiale pauvre, stressante, des charges financières trop lourdes, des emprunts difficiles à rembourser renforcent la potentialité de connaître un burn-out. Certaines responsabilités assumées à l’extérieur du travail peuvent également contribuer à cumuler les facteurs de stress et d’épuisement : gérer des situations familiales difficiles (Séparations, divorces, crises d'adolescence des enfants, evènements douloureux tels que deuils, maladie...) prendre soin des enfants, des parents ou d’un proche dans le besoin par exemple.

 

 La Seriingue