Quelles opportunités pour l’offre de soins de demain ?


Les coopérations entre professionnels de santé

Dans une note réalisé en décembre 2011 par le Centre d'Analyses Stratégiques (institution d'expertise et d'aide à la décision placée auprès du Premier ministre qui a pour mission d'éclairer le gouvernement dans la définition et la mise en oeuvre de ses orientations stratégiques en matière économique, sociale, environnementale et technologique.
Il préfigure, à la demande du Premier ministre, les principales réformes gouvernementales).

Il y était question d'essayer de visualiser l'offre de santé dans 20 ans, en prenant en compte les défis sanitaires de demain à savoir : hausse des maladies chroniques, vieillissement de la population, évolution de la démographie médicale, etc.

Deux modes d'action sont, selon eux, disponibles, à savoir : la télésanté (production de soins à distance) et la coopération entre professionnels de santé (développement de nouveaux modes d'exercices, transfert d'activités..) ce qui nécessite de faire évoluer certains principes d'exercice libéral.(On y arrive !) et pour cela, ils nous soumettent cinq propositions :

- 1 - Créer un statut et un diplôme d’infirmier clinicien en soins primaires.

- 2 - Expérimenter, dans quelques maisons de santé, une consultation infirmière de première ligne au cours de
laquelle l’infirmier clinicien prendrait en charge les affections bénignes et orienterait directement, si besoin,
le patient vers le médecin.

- 3 - Instituer une consultation infirmière de suivi des patients atteints de pathologies chroniques assurée par l’infirmier clinicien.

- 4 - Expérimenter des modes de rémunération à la performance collective qui associent aux objectifs de coordination,
de qualité et d’efficience existants de nouveaux objectifs de transfert d’activités entre professionnels exerçant dans
des maisons de santé.

- 5 - Structurer l’offre de formation en soins primaires :
• créer pour l’ensemble des étudiants en santé (filières médicale, pharmaceutique
et paramédicale) un stage obligatoire de “prise en charge en soins primaires” ;
• mettre en place un statut de professeur universitaire – praticien ambulatoire (PU-PA). PROPOSITIONS

Plusieurs raisons freinent ce mode de coopération entre les professionnels :

- le secret professionnel qui limite le partage d'information

- la relation protégée entre le médecin et son patient

- l'organisation des professionnels autour du médecin

- l'indépendance d'exercice et la concurrence entre professionnels libéraux

- la rémunération à l'acte

Vous ne voyez  pas où l'on veut en venir, alors je poursuis !

Quel que soit le secteur concerné, deux facteurs semblent déterminants pour la réussite des coopérations :

un soutien volontariste au regroupement des professionnels et  la définition d’un nouveau cadre d’exercice
du métier d’infirmier.

l’infirmier clinicien : il assurerait une fonction d’accueil et d’orientation du patient au sein des maisons de santé. Il absorberait une partie de l’activité médicale en prenant en charge la résolution de problèmes de santé courants des
patients consentants. Il interviendrait en matière de prévention et d’éducation à la santé. Alors que le médecin généraliste conserverait son statut de référent, l’infirmier constituerait le point d’entrée dans le système. Dans ce cadre, la sécurité des soins resterait assurée, l’infirmier pouvant à tout instant orienter le patient vers le médecin présent.

Faire évoluer le cadre d’exercice des professionnels de santé :

- Des modes de rémunération plus collectifs : Les nouveaux modes de rémunération des professionnels de santé,
expérimentés dans les structures pluriprofessionnelles ambulatoires, sont plus collectifs.
Ces structures reçoivent un forfait, ensuite réparti entre professionnels, notamment en cas d’activité coordonnée.

- À court terme, concernant les soins de première ligne, le
maintien du principe d’une rémunération

à l’acte inviterait à fixer le tarif de la consultation infirmière et à déterminer avec les professionnels de santé
les modalités de partage des économies ainsi réalisées par l’assurance maladie.

- À plus long terme, le mode de rémunération devra
profondément évoluer vers un nouveau dosage : à la rémunération à l’acte pourrait être adjointe une part significative de forfait et/ou de capitation, voire de salariat

Ben voilà, on y est, vous avez tout bien lu, tout capté, tout compris !

Dans un scénario idéal, le développement des coopérations entre professionnels de santé permettra une adaptation plus fine des moyens à la gravité des pathologies.Cette restructuration de l’offre de santé suppose des modifications des modes de rémunération et de régulation démographique de l’ensemble des professionnels ainsi qu’une évolution des cultures, aussi bien de la part des offreurs de soins que des patients

C'est bon, vous avez tous compris maintenant qu'on ne veut plus de nous !!! Il ne nous reste que la reconversion, allez une petite formation "fabrication du fromage de chèvre dans le Larzac".

La Seringue.