Petit feces-book du lundi !

 

Dans la famille "infirmier libéral", je voudrais le pire du pire. Aujourd"hui, c'est tirage de portrait sans gants ni pincettes. Point d'artifices donc, rangez votre matériel ! Les costards sont directement taillés sur pièce, au bistouri et sans anesthésie. 

Sortez le vitriol, c'est la fête à la nurse et ça va décaper ! La minute-pute casse le mythe...Ça charcute, ça hache menu-menu, ça pulvérise  tous les clichés. Sous la blouse, découvrez une vipère, un chacal, une peau de vache, une punaise, un requin, une brebis galeuse et tout ce beau monde réunis dans un même panier de crabes. Étude macroscopique d'un mode d'exercice trop souvent idéalisé, l'idel ne serait donc pas celle ou celui que l'on croyait...

Évidemment, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. Chacun sait que les infirmiers sont de gentils bisounours qui chevauchent des licornes et vivent au pays de Candy.

Beaucoup connaissent ma propension à en faire des tonnes lorsqu'il s'agit de portraits donc humour caustique encore cette fois-ci...!

Ceci étant, que celui ou celle qui n"a jamais eu maille à partir avec les boulets de la profession me jette la première pierre...

Brenda, une collègue qui ne vous veut pas que du bien !

Tout d'abord, je tiens à m'excuser auprès de toutes les Brenda de l'hexagone qui exercent pacifiquement leur profession d'infirmière libérale. J'ai, toutefois, le sentiment que les professionnelles qui portent ce joli prénom ne sont pas nombreuses mais sait-on jamais... A noter qu'au nom de la parité, la Brenda ici présente pourrait également s'appeler Brandon. Les mêmes plates excuses s'adressent donc à tous les Brandon-infirmiers-libéraux. Merci

La Brenda qui nous préoccupe appartient à la famille des vipéridés.  La langue bien acérée, toujours prête à dégommer les collègues, elle vomit sur toute la profession. Cachée derrière un avatar, Brenda distille son venin sur les réseaux sociaux. Toujours prompte à dégainer une saloperie à propos d'un confrère ou d'une consoeur, elle n'a, cependant, pas assez de courage pour le faire à découvert. vous l'avez compris, Brenda cumule les qualités indispensables à tous délateurs, à savoir le mouchardage, la calomnie, le jugement et la lâcheté.

Dans son genre, Brenda est une vraie pro. elle connaît toutes les ficelles de la manipulation. Sans retenue, elle peut ouvertement critiquer celles et ceux qui exercent la même profession qu'elle ou décaler l'auxiliaire de vie, la femme de ménage, le kiné. A noter que la liste des personnes sur lesquelles Brenda jette son dévolu n'est jamais exhaustive. Brenda sème le trouble partout où elle passe. Elle joue habilement avec les dires des uns ou des autres et les utilise à l'envi. En deux mots, Brenda est une fouteuse de merde qui sème la zizanie aussi bien dans sa vie privée que dans sa vie virtuelle. Véritable bourreau déguisée en victime, elle a l'art de retourner le gant en sa faveur. Ainsi va-t-elle crier partout que son ou sa collègue lui mène la vie dure ou la critique. Sur les réseaux sociaux, elle évitera de dire un truc du genre "ma collègue est une grosse connasse" parce que de tels propos font plutôt désordre et ne sont surtout pas très confraternels. Habituée à l'exercie de la critique gratuite, notre vipère est bien plus fûtée. Aussi demandera-t-elle l'aval des lecteurs en proposant une question ouverte de type "Ma collègue a fait ceci, cela, qu'en pensez-vous ? ou "Que feriez-vous à ma place ?" Nombreux sont ceux qui plongent la tête la première dans ses délires. A trop écouter ses histoires, certains s'offusquent ou crient au scandale, d'autres s'apitoyent sur le sort de cette pauvre infirmière incomprise.

Les critiques de nos amis Brenda ou Brandon ne sont jamais constructives. Se sentiraient-ils menacés ? douteraient-ils de leurs compétences ? Craindraient-ils la concurrence ?

Dans ce genre de situations, l'autre est  vécu comme un danger potentiel. Par sa présence, il remet en question la perception que l'on a de soi. Dévaluer le ou la collègue, c'est dévaluer ses compétences et gagner la bataille avec sa propre estime de soi.

Le manque d'estime de soi influence directement le rapport que l'on a avec les autres. Dévaloriser l'autre, c'est le tirer vers le bas pour se sentir plus compétent et reconnu. Dans cette situation, il est sans doute important de ne pas donner prise à ce type de critiques stériles qui nuisent à la cohésion du groupe ou tout simplement à la profession. Alimenter le discours ne règlera malheureusement jamais le problème de notre Brenda...

La Seringue.