Un peu d'humour, c'est dimanche ! La Vie d'Idel en mode Bref...

En novembre dernier, j'ai pris rendez-vous à l'hôpital. Je vais au secrétariat. je dis bonjour, la nana me sourit derrière l'hygiaphone. Je lui demande un rendez-vous avec le gynéco. Elle regarde son agenda, je regarde sa tête, elle me dit "bingo j'ai un trou le 31 décembre." Je pense au trou et je me marre. Je lui dit banco et je lui demande si y'aura du monde la veille d'un premier janvier. Elle me regarde droit dans les mirettes et me dit  "Madame, y'a du monde tout le temps à l'hôpital". Je lui donne mon numéro de portable au cas où le gynéco changerait d'avis. Un semaine plus tard, sa collègue me rappelle pour changer la date de rendez-vous. Je me dis que finalement le gynéco préfère le ski à la spéléologie pour son réveillon. Je note la nouvelle date, le 8 janvier à 8h25. Je me colle un post-it sur le front, un dans mon agenda, un sur le frigo et un dans ma bagnole. je mets une alerte avec la sonnerie de René la taupe dans mon téléphone. Je me dis que la planète entière va savoir que je vais faire ma révision annuelle et que j'aurais pu faire un communiqué de presse.

Je pars faire de la spéléo pour les fêtes de fin d'année. Janvier arrive et le rendez vous aussi.  Je me dis que le string dentelle n'est pas de circonstance. Je mets ma culotte petit bateau. Je me pointe à l'hôpital, bureau des entrées. Il est 7h30 du matin, y'a autant de monde que pour un concert de Madonna. Je prends mon ticket. J'ai le numéro 687 mais y'a pas 687 personnes. Je me demande pourquoi les tickets dans les hôpitaux ne sont jamais le reflet exact du nombre de personnes qui attendent. Je me dis qu'il y a des petits malins qui viennent voler la nuit ces précieux sésames pour être certains d'être les premiers. Au bout de 45 minutes, y'a une secrétaire qui sort de son bureau climatisé. J'ai chaud, elle est fraîche comme un gardénia qui aurait pris la rosée du matin. Elle demande très fort "Qui a rendez-vous en gynéco ?". Je me dis que pour l'anonymat, c'est râpé. Douze femmes enceintes se lèvent et moi avec. Je pose mes mains sur mes reins et je pousse mon ventre en avant pour faire partie du lot. J'ai l'air ridicule, j'ai 50 balais. Je me marre. La nana nous dit que, depuis qu'il y a le nouveau pôle mère-enfant, les démarches administratives pour les consultations gynéco ne se font plus ici mais en bas, dans la nouvelle aile de l'hôpital. J'ai pas vu de panneau pour le signaler. Y'en avait pas ! Du coup, je me marre moins ! Douze femmes enceintes marchent en canard vers l'ascenseur. Je me dis qu'il ne va pas supporter autant de poids. Je prends l'escalier. Je grille toutes ces nanas qui marchent à deux à l'heure et qui resteront peut-être coincées dans l'ascenseur. J'arrive au bureau des entrées "spécial gynéco". C'est fluide. La secrétaire prend dix minutes pour noter mon numéro de sécu et de mutuelle et me refile mon précieux papier qui ouvre la porte de la salle de consultation. Je vais en salle d'attente. Je donne ce document à une autre secrétaire. Elle me dit que j'ai pas rendez-vous aujourd'hui. Mon encéphalogramme est plat pendant 12 secondes 07. Sa collègue arrive et dit que mon nom lui rappelle quelque chose. Une ampoule s'allume au dessus de sa tête. Je vois la vierge. Elle se souvient  (merci l'ampoule) et me dit que j'avais rendez-vous deux jours auparavant et que je suis pas venue. Je lui dis qu'elle se trompe et lui explique l'histoire, relire le paragraphe 1 pour ceux qui n'ont pas suivi, merci ! Elle me dit qu'il va falloir attendre. Je lui demande combien de temps, Elle me répond qu'elle sait pas. Je lui dit que j'ai pas toute la vie, que j'ai 50 balais et que j'aimerais voir grandir mes petits-enfants. Elle me refile un autre rendez-vous.

Jour "J", trois semaines plus tard, j'ai rendez-vous à 8h10 précises à l'hôpital. J'y vais la veille pour les formalités administratives afin de gagner du temps. Je débarque le lendemain matin dans le service "consultation gynéco" à 7h00 tapantes pour pas rater mon rendez-vous. Les agents de service passent la serpilière. La dame me dit "vous arrivez de bonne heure, y'a encore personne ici !" je lui réponds que j'attendrai qu'il y ait quelqu'un. Une heure plus tard, nous sommes 23 à attendre pour la même chose. Je me dis que je suis prems et je m'en fous. Deux heures plus tard, nous sommes le double et le gynéco n'a toujours pas montré le bout de son spéculum. La secrétaire dit qu'il a eu une urgence. Infirmière je suis, infirmière je comprends...je replonge dans mon Femme Actuelle. A 10h30 alleluiah, Dieu entre dans le service. Je me dis youpi, ça va être ma fête ! Il prend trois plombes dans son bureau avant d'appeler la première sur la liste. Je sais qu'il va prononcer mon nom. Il ouvre la porte et appelle madame Trucmuche. Je me liquéfie sur ma chaise en plastique. La raison est plus forte. Je me dis qu'il doit s'agir d'une consultation en urgence. Vingt minutes plus tard, il ressort de son bureau. Je me lève. Il appelle une autre personne. Compréhensive mais déjà bien énervée, je vais voir la secrétaire. Je lui dis que j'avais rendez-vous à 8h10. Elle me répond qu'il ne faut pas regarder les heures de rendez-vous. Je lui demande pourquoi on note des heures s'il ne faut pas en tenir compte. Elle dit que ce sont les ordinateurs qui planifient et que c'est le médecin qui décide. Je suis passée à 12h45,  je suis sortie à 13h10.

Ma révision des 50 000 est faite.

Bref, j'avais rendez-vous à l'hosto.

La Seringue.