Les nuits sans...sommeil !

Il est des nuits où le sommeil tarde à venir, où la charge émotionnelle de votre journée fut si forte que Morphée, pourtant d'habitude si bienveillant, tarde à vous prendre dans ses bras.

Le silence de la nuit pousse à la réflexion, à l'introspection. La nuit ravive les peurs, accueille  la mort en son sein. La nuit est un appel des mourants  qui attendent souvent sa venue pour passer de vie à trépas. La nuit voit poindre la vie dans le silence des alcôves.

Statistiquement, les naissances ont lieu plus souvent après la tombée du jour. Peut-être existe-t-il un rythme physiologique primitif commun à toutes les espèces animales qui permet à l'être humain de venir à la vie et de la quitter à la fin du jour. 

 

 

La ballade de l'insomniaque !

La profession que nous exerçons, la vie et la mort que nous côtoyons, notre propre existence et les soucis qui l'accompagnent nous poursuivent parfois jusque dans nos nuits agitées où l'on peine à s'endormir. On refait souvent le chemin à l'envers de journées chargées émotionnellement avec les questionnements et les inquiètudes propres à chaque cas.

Nous soignons des dizaines de patients chaque jour, nous partageons parfois leurs existences matin, midi et soir. Nous sommes confrontés à leurs douleurs, leurs chagrins, leurs solitudes et leurs maux. Nous sommes souvent l'oreille qui leur manque, la parole dont ils ont besoin.

Aussi, il est parfois difficile de pratiquer le difficile exercice qui consiste à s'absoudre de l'histoire personnelle de ces autres lorsque l'on franchit la porte de son propre domicile. Comment être à la fois impliqués et détachés de ces vies parfois brisées ? Comment est-on à même de trouver le juste milieu entre investissement personnel et détachement ? Toutes les grandes théories sur l'empathie, tous les enseignements acquis lors de nos études s'effondrent quelquefois devant le flot émotionnel qui nous submerge. Parce que nous travaillons dans l'humain et que nous sommes nous mêmes faits de chair et de sang, nous sommes soumis à ces variables psychologiques.  

La Tactique de l'insomniaque         

Ça fait trois heures que vous tournez, tournicotez, virevoltez dans votre plumard, avec ou sans couette, fenêtre ouverte puis fermée.Vous avez tout essayé, rien n'y fait, vous n'arrivez pas à rejoindre Morphée.

Soyons clair, il est inutile de compter les moutons ! Primo, il y en a parfois des millions et on s'y perd souvent au 3 121 487ème. Deuzio, l'efficacité de cette thérapie par le vide est loin d'être prouvée et peut être désastreuse pour nos synapses.

Adoptez donc plutôt une hygiène de nuit, les techniques de respiration peuvent aider ainsi que les huilles essentielles.

Ne vous levez surtout pas sinon c'est mort. Vous allez passer le reste de votre nuit à zapper devant un écran qui vous débite des inepties. Ce qui est aussi néfaste pour votre cerveau.

Vous prenez donc le train quand il arrive, vous avez les yeux qui piquent et vous baillez aux corneilles, il est l'heure, ne traînez pas parce que le prochain départ risque de ne pas être pour tout de suite. Sophrologie, yoga et méditation sont des aides précieuses pour le lâcher prise et donc l'endormissement et la récupération. Quelquefois, l'auriculothérapie fait des miracles. En dernier lieu ou en premier pour les plus pressés, l'activité sexuelle est un bon moyen de se détendre et donc de ronfler peinard... Bonne nuit à toutes et à tous !

La Seringue.