Non, les héros ne dorment pas tous au Panthéon, il est des personnages de notre quotidien, auxquels il faut rendre hommage afin que d'autres naissent...Fatu Kekula  en fait partie...

L’épidémie d’Ebola fut critique et  a touché trois pays d’Afrique fin 2014 : la Sierra Leone, la Guinée-Conakry et le Liberia. Alors que les populations occidentales cèdaient progressivement à la psychose face à cette grave maladie, une femme libérienne a déjoué toutes les statistiques en apportant des soins à 4 membres de sa famille.

Étudiante en Soins Infirmiers au Libéria !

Fatu Kekula est une libérienne de 22 ans, étudiante en soins infirmiers qui vit à Kakala. Pendant l'épidémie d'Ebola, cette jeune femme a pris soin de quatre membres de sa famille contaminée par le virus. Son père est contaminé par le virus en allant à l'hôpital pour un problème de pression artérielle ! Dès lors, il commence à avoir de nouveaux symptômes (fièvre, vomissements, diarrhée…) jusqu'à être écarté de l'hôpital car ce dernier ferme après la mort de plusieurs infirmières.

Fatu l'amène alors à la capitale où les trois hôpitaux refusent de le prendre en charge car aucune place n’est disponible. Mal diagnostiqué (le personnel médical conclut à une fièvre typhoïde) et encore moins bien soigné dans une clinique locale, il est ramené dans sa famille et infecte sa femme, son autre fille et son neveu.

 

Quand il n'y a plus que l'Article 15 !

"Si rien ne va, vous êtes homme, employez l’article quinze."Cette expression se réfère à un article 15 imaginaire de la Constitution du Congo-Kinshasa, selon lequel il faut se débrouiller. Et c'est que Fatu fit...

Elle décide alors de soigner les quatre membres de sa famille, guidée par le médecin familial par téléphone mais jamais physiquement présent. Pendant deux semaines avant qu’ils puissent être hospitalisés, elle les nourrit, les lave et leur délivre l’aide médicale disponible sans être elle-même infectée. Avec les ressources locales (gants, adhésif, sacs poubelles, les médicaments donnés par la clinique locale…), elle invente une méthode de protection performante et réussit à garder trois personnes en vie. C’est là que toute l’ingéniosité de cette femme se met en œuvre : elle confectionne des protections avec les moyens du bord. Ses cheveux sont couverts d’une paire de collants et d’un sac-poubelle enroulés autour de la tête. Ses pieds sont protégés grâce à des chaussettes recouvertes de sacs-poubelles retroussés à mi-mollet par-dessus lesquels elle enfilait une paire de bottes en caoutchouc, elles-mêmes recouvertes d’une couche supplémentaire de sacs-poubelles. Son tronc était couvert par un imperméable et ses mains recouvertes de 4 paires de gants. Un masque venait compléter cette tenue certes incongrue, mais efficace puisqu’elle n’a pas contracté la maladie alors qu’elle assurait des soins intensifs auprès des siens. Sa « méthode du sac-poubelle » est d’ailleurs reprise par des volontaires de l’aide internationale afin de former les populations locales à son utilisation. C’est à la fois une source d’espoir dans la lutte sur le terrain et un aveu terrible du dénuement des habitants et des systèmes de santé face à cette maladie.(rumeursdabidjan.net)

Ebola a un impact mortel dans plus de 70% des cas. Elle est elle-même en bonne santé, une prouesse alors qu’elle ne bénéficie pas du matériel de protection recommandé (ni la combinaison blanche ressemblant à un scaphandre spatial, ni les lunettes) et que plus de 300 soignants ont déjà été infectés à fin septembre. Deux semaines d'accompagnement plus tard, chacun est encore en vie lorsqu’un hôpital les accueille. Son cousin meurt deux jours après son admission mais son père, sa mère et sa sœur survivent.(Challenges.fr)

 L'hécatombe Ébola !

 L'épidémie d'Ebola est terminée au Liberia, où 42 jours se sont écoulés sans nouveaux cas signalés, a annoncé samedi à Monrovia un responsable de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) lors d'une cérémonie officielle en présence de la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf.

"Aujourd'hui, 9 mai 2015, l'OMS déclare le Liberia libre de la transmission du virus Ebola. 42 jours se sont écoulés depuis le dernier cas confirmé en laboratoire", décédé et qui a été "inhumé le 28 mars. L'épidémie d'Ebola au Liberia est terminée", a dit ce responsable de l'OMS, Alex Gasasira. le Liberia, qui a décompté en un an plus de 4700 morts sur 10.500 cas, avec, au pic de l'épidémie entre août et septembre 2014, "300 à 400 nouveaux cas par semaine".(lefigaro.fr)

La Seringue.