Alors, sur ce coup là, je sens que je vais en intéresser quelques uns.Oui, parfaitement, c'est par pur calcul que je mets ce genre de petites bimbos aux fesses rebondies sur le blog, on appâte pas les mouches avec du vinaigre et si je mets des cornettes, forcément, ça n'intéressera plus personne. Et puis ça fait moins mal aux yeux...moi la religion, ça me déprime...

La petite question du jour est la suivante : "Les infirmières seraient-elles sado masochistes ?"

Le métier de soignant oscille entre sentiment de toute puissance et sentiment d'impuissance, illusion de la maîtrise, fantasme de guérison, quête de sens, renoncement, distanciation, humilité.

La représentation de l'infirmière est sujette aux fantasmes les plus divers, elle est la figure maternelle et intime alors que les médecins sont perçus comme la figure paternelle distante et autoritaire. Elle a les attributs de la technicienne, celle qui entreprend et qui initie le soin (la piqueuse...)

Mais elle est aussi soumise à l'autorité. Une expérience a été réalisée dans les années 60 par l'Américain Stanley Milgram, psychologue. Le téléphone sonne dans un couloir d'hôpital. L'infirmière de garde décroche, et un homme, qu'elle ne connaît pas, se présente comme le Docteur Machin. Il lui demande d'administrer à l'un de ses patients un médicament, à une dose qu'elle sait trop élevée. Malgré tout, elle s'apprête à suivre cette demande. Cette histoire n'est pas fictive. Des chercheurs en psychologie sociale ont utilisé cette situation afin d'examiner le poids de l'autorité sur une décision. Lors de cette expérience, 95 % des infirmières se sont préparées à administrer ce produit nocif. Le titre de médecin donnait à leur interlocuteur une autorité suffisante pour influencer leur décision. C'est ce que Milgram appelle l'état agentique ou  être l'agent d'un autre au sens soumission. C'est l’abandon du sens de responsabilité d’un individu qui se laisse soumettre à l’autorité sans pour autant être sous une menace ou motivé par un gain extraordinaire.

 

Les infirmières, pour faire face à tous ces sentiments ambigüs et toutes ses représentation d'elles-mêmes doivent construire une posture psychique alliant déférence, effacement de leurs propres besoins et attitude attentionnée envers celui qu’elles soignent, mais elles doivent également supporter les « crises caractérielles » des patients, des médecins ou de leurs supérieurs voire parfois faire face au harcèlement. Faut-il mobiliser un certain niveau de masochisme pour endurer de servir lorsque la relation de service se dégrade en servitude ?  On sent la déférence et l'effacement sur la bimbo d'en face mais je vous ai déjà dit, c'est pour attirer le chaland !

Selon Christophe Déjours, psychiatre et psychanaliste français, le masochisme dans le travail est théorisé comme une défense contre la souffrance dans le travail, non comme l’expression du désir. Pour Dejours, « le masochisme est ubiquitaire » ; il peut être interprété comme une ressource protectrice contre les effets potentiellement dévastateurs de la souffrance et de la douleur occasionnées par l’hyperactivité et la surcharge imposées par l’organisation du travail. Le masochisme, en rendant la souffrance tolérable, voire en la transformant en source de jouissance, protège le sujet du risque de décompensation : maladie somatique, dépression, burn-out.

Voilà, la séance divan est terminée, on se revoit la semaine prochaine même jour, même heure... bonne soirée !

La Seringue.