Ou l'art de désosser une profession et de combattre toutes vélléités de contestation :

Avant tout, qu'est ce que le libéralisme? Si l'on se réfère aux premiers écrits et donc aux premières "traces" de libéralisme, force est de constater que cette doctrine est avant tout philosophique et politique.

Si le mot libéralisme fait son apparition au début du 19ème siècle, il est clair que l'idée même s'inspire de nombreuses écoles de pensées apparues dés le 16ème siècle et est profondément influencée par l'Europe des Lumières (18ème).

Les libéraux estiment que la liberté est la valeur unique et le principe de vie fondamental. Ils placent donc l'individu devant sa propre responsabilité d'être libre et indépendant au milieu d'autres êtres libres et indépendants. La notion de responsabilité est donc toute aussi primordiale pour comprendre la philosophie libérale et  appréhender les politiques libérales.

Ce concept ne fait certes pas toujours les choux gras des pouvoirs en place qui, on s'en doute, aiment à préserver leurs prérogatives de contrôle, d'expertise et d'encadrement. En deux mots, ce sont eux qui tirent les ficelles et pour cela, il existe un panel de moyens assez étendus.

 

La propagande médiatique

Pour arriver à ses fins, à savoir la disparition de l'exercice libéral, les pouvoirs en place utilisent une technique connue et bien rodée qui est la propagande médiatique où l'on désigne les boucs émissaires, les corrompus, les crapuleux et les incompétants (A savoir, nous, au travers de tous les scandales qui entachent la profession depuis quelques années). Ainsi, en Grande Bretagne Tatcher dans les années 80, fait des mineurs en grève des « ennemis de l’intérieur » et  fait abattre sur eux la répression de l’Etat. Les médias, dans leur rôle de chien de garde, présenterons les grèves comme antidémocratiques et les grévistes comme des casseurs. La répression de la police fera à l'époque 20.000 blessés, 11.000 arrestations et 6 mineurs seront assassinés par la police ! La justice, qui n’est jamais neutre, rendra les grèves illégales et décidera de la dissolution de l’Union nationale des ouvriers de la mine. Cette technique de division des manifestants est probablement aussi vieille que l’émergence des mouvements sociaux eux-mêmes.

Une fois que l'on a jeté l'opprobre sur la profession en question, il suffit juste de  regarder les petites fourmis se manger entre elles (cannibalisme de survie !!). Le pouvoir divise pour régner ("Divide et Impera") !!!  Et la recette marche à tous les coups !!! Cela permet de réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui ont moins de puissance que celui qui met en œuvre la stratégie, et permet de régner sur une population alors que cette dernière, si elle était unie, aurait les moyens de faire tomber le pouvoir en question.

La division opérée par le pouvoir et les médias vise à rendre légitime la violence étatique (les poursuites judiciaires dont sont victimes certains d'entre nous !) mais inacceptable la contestation sociale (forcément, on vous a dit et rabâché que ce sont des voleurs, on ne va pas contester non plus hein, on se fait tout petit et on se la boucle  !!!). Le pouvoir veut nous faire croire que si l’on marche dans les clous on sera entendu. Or l’histoire montre bien que tout mouvement social est fait de contestation, de désobéissance et de violence.

La diversion, la distraction

Le pouvoir garde l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle.  Là, on nous donne des os à ronger histoire de voir nos préoccupations se déplacer vers des sujets moins dangereux. Un exemple, les alcootests que nous avons tous achetés en catastrophe parce que obligés de le faire sous peine d'amende et dont personne ne se sert réellement dans sa voiture !!!

Le machiavélisme 

Le pouvoir en place crée des problèmes puis offre des solutions (Les réseaux, les MSP, Les SISA et consorts....face à une désertification médicale qu'ils ont créé de toutes pièces)

Le dégradé

Le pouvoir impose des changements inacceptables en prenant des mesures progressives, par degré, en les étalant dans le temps ; le provisoire qui devient définitif. (La télétransmission qui au départ était suggérée et qui au final a failli aboutir à une amende de 50 cents sur toute feuille de soins non télétransmises en 2011).

Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise

Le pouvoir fait en sorte que tout soit tellement compliqué que peu de personnes ont le courage d'agir. (Montage de dossiers complexes qui ne motivent pas, utilisation de sigles à y perdre son latin ....).

La Seringue.

 

 « On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent  ».  (Bertolt Brecht)